Actualités réseaux sans fils

Buffalo Technology surfe sur la nouvelle norme 802.11ac
Buffalo Technology annonce son engagement dans la technologie sans fil 802.11ac. Le constructeur a ainsi dévoilé son routeur sans fil Buffalo AirStation WZR-1750H lors du Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas. Cette année 2012 sera celle de la norme de réseau sans fil 802.11ac. Un rapport du bureau d’études IMS Research a d’ailleurs indiqué que dans le courant de cette année, plus de 3 millions de produits 802.11ac allant des routeurs aux ordinateurs portables seront commercialisés. Il est clair que l’explosion de la création et de la consommation de contenu numérique a généré une demande en réseaux sans fil... www.59hardware.net | 1/20/12 9:08 PM
CES 2012 : un nouveau Wi-Fi pour télécharger à plus de 160 Mo/s
Les réseaux sans-fil locaux vont faire un grand bond en avant à l'occasion du CES de Las Vegas. Plus rapides, plus stables et plus économes en énergie, le Wi-FI 802.11 ac devrait arriver chez vous en cours d'année.

www.01net.com | 1/6/12 4:39 PM
Mise à jour 7.6 pour les produits AirPort

Pratiquement tous les produits AirPort ont droit à une mise à jour 7.6. Elle règle les problèmes suivants:

  • Problème de performances lié au chevauchements de canaux des réseaux sans fil
  • Problème de straming audio Airplay
  • Problème de configuration avec de multiples DNS.

Elle règle aussi un problème de sécurité qui permettait l'exécution de code malicieux à distance via une réponse spécialement formatée au serveur DHCP.

[Màj] Il semble que les connexions soient plus stables en 2,4 et 5 GHz, permettant d'avoir un débit plus constant le long d'un transfert. Nous avons aussi l'impression d'un meilleur débit lorsque l'on charge le réseau dans les deux sens (vers et depuis une borne).

www.macbidouille.com_news_29690 | 11/11/11 9:32 AM
Broadcom rachète NetLogic, qui s'envole en Bourse
Le fabricant de puces électroniques Broadcom prévoit de racheter NetLogic Microsystems pour 3,7 milliards de dollars (2,7 milliards d'euros), afin de développer sa gamme de puces pour réseaux sans fil. Ce rachat, à 50 dollars par action NetLogic, représente une prime de 57% par rapport au cours de... www.lesechos.fr | 9/12/11 8:04 PM
Motorola Solutions vend ses activités d'infrastructure radio
Les produits de réseaux sans fil large bande, Canopy et Orthogon, destinés à des réseaux privés d'entreprise pour les données, sont cédés à un investisseur.



pro.01net.com | 8/25/11 12:13 PM
Anti, l'application qui met le hacking à la portée du grand public
Développée par une entreprise israélienne, l'application Android propose des outils pour scanner les réseaux sans fil et les serveurs distants et même lancer des attaques, le tout avec une interface ultra simple. www.businessmobile.fr | 8/8/11 9:08 AM
Anti, l'application Android qui met le hacking à la portée du grand public
Développée par une entreprise israélienne, l'application Android propose des outils pour scanner les réseaux sans fil et les serveurs distants, et même lancer des attaques, le tout avec une interface ultra-simple. www.businessmobile.fr | 8/8/11 9:08 AM
Orange devrait (enfin) ouvrir son réseau Wi-Fi communautaire
Pour le moment en test, l'offre 'Wi-Fi Partagé' permettra d'ouvrir les Livebox des abonnés d'Orange, mais à certaines conditions. www.businessmobile.fr | 7/21/11 11:07 AM
Protéger les libertés sur Internet : les propositions de La Quadrature

Paris, 22 juin 2011 – La Quadrature du Net publie aujourd'hui un ensemble de propositions pour garantir la liberté de communication sur Internet et permettre au réseau de demeurer un instrument au service de la démocratie, de la culture et de l’innovation socio-économique. L'organisation citoyenne appelle les citoyens à s'en saisir et à les relayer autour d'eux et auprès des décideurs politiques.

Nous sommes à un moment clé de l'Histoire d'Internet. HADOPI, le G8 décidant le contrôle du Net, l'ACTA, la réaction des gouvernements américain et français à WikiLeaks, le développement galopant des mesures de censure, y compris dans les régimes démocratiques, ne sont que quelques unes des menaces qui pèsent sur son devenir.

Face à ces menaces, il est urgent que les citoyens agissent pour s'assurer qu'Internet reste un instrument au service de la démocratie, du développement humain et de l'innovation. C'est dans cette perspective que La Quadrature du Net présente ses propositions1. L'organisation citoyenne invite les citoyens à s'en saisir pour en discuter autour d'eux, notamment avec leurs responsables politiques.

Ces propositions sont regroupées autour de trois axes d'action :

Protéger les droits de l'homme dans la société numérique.
  • Garantir la présomption de légalité pour toute publication en ligne
  • Garantir le droit au procès équitable
  • Réfléchir aux limites de la liberté d'expression dans une sphère publique renouvelée
Garantir qu'Internet restera libre et ouvert sur le plan technique
  • Protéger dans la loi la neutralité du Net
  • Encourager le développement de réseaux sans-fil partagés
  • Soutenir le développement de terminaux et de serveurs contrôlés par les usagers
Promouvoir la libre circulation de la culture et des connaissances.
  • Reconnaître le partage en droit et en fait
  • Explorer de nouveaux modèles de financement de la création, de l'information et des médias
  • Renforcer le domaine public et libérer le patrimoine numérique

« Ces propositions doivent permettre aux citoyens d'argumenter et d'agir afin d'adapter notre société et notre droit à Internet et à son potentiel démocratique. À l'heure où la tension est à son comble entre ceux qui veulent prendre le contrôle d'Internet et ceux qui entendent jouir sans entraves de leurs libertés et de nouvelles potentialités, il est indispensable de se faire entendre et d'agir. » déclare Jérémie Zimmermann, porte-parole de l'organisation citoyenne La Quadrature du Net.

www.laquadrature.net | 6/22/11 5:24 PM
Les appareils de brouillage des ondes interdits au Salon du Bourget
Les organisateurs du Salon du Bourget ont obligé les exposants à éteindre leurs appareils de brouillage des ondes, jugeant l'utilisation des réseaux sans fil "vitale" lors d'un tel événement, ont-ils annoncé mardi à l'AFP. www.tv5.org | 6/21/11 12:29 PM
Le Wi-Fi gratuit à bord des TGV : impossible déclare le président de la SNCF
Les investissements pour déployer le haut débit sans fil à bord des rames sont trop lourds pour généraliser un accès gratuit, justifie Guillaume Pépy. www.businessmobile.fr | 6/6/11 4:06 PM
Seagate présente un disque dur sans fil pour les terminaux iOS et Android
Cette unité de stockage est capable de transmettre les contenus qu'elle contient en WiFi vers un smartphone ou une tablette. Malin. www.businessmobile.fr | 5/17/11 11:05 AM
Le Parlement européen adopte une politique ouverte pour les communications sans fil

Paris le 11 mai 2011 – Aujourd'hui, le Parlement européen a adopté un programme pour la politique européenne du spectre radio-électrique pour les années à venir, en y incluant des amendements très importants en faveur d'un accès libre aux ondes radio. En soutenant l'utilisation collective et sans licence du spectre, le Parlement ouvre ainsi la voie au développement des prochaines générations d'outils de communication sans fil ouverts (le « WiFi nouvelle génération »). Cet engagement fort en faveur d'un système de communication qui promeut l'innovation et la démocratie doit maintenant être approuvé par les États membres de l'Union Européenne (réunis au sein du Conseil de l'UE) et par la Commission.

Depuis des années, les États ont préféré accorder des licences ne donnant accès à la ressource radio électrique qu'à un nombre restreint d'opérateurs. Désormais, les avancées en matière de technologies radio nous permettent d'envisager des évolutions majeures dans les communications sans fil. Le spectre peut désormais être partagé entre tous les utilisateurs sans que ces derniers ne soient victimes d'interférences nuisibles, comme le démontre l'immense succès du WiFi. Cette approche peut désormais être poussée plus loin, grâce notamment au premier programme en matière de politique du spectre radioélectrique (PPSR) de l'UE, adopté aujourd'hui par le Parlement européen, qui ouvre la porte à une politique ouverte du spectre1.

Aujourd'hui, les députés européens ont en effet adopté des amendements encourageant les utilisations non soumises à licence du spectre radio, et en particulier des « espaces blancs » (ces bandes de fréquence inutilisées, situées entre des fréquences allouées à un usage industriel)2.

D'autres amendements ouvrent la porte à l'utilisation de petites antennes radio3 pouvant être utilisées par les citoyens ou les entreprises en association avec des réseaux haut-débit fixes pour déployer des réseaux sans fil maillés4. Ces technologies pourraient permettent d'étendre la couverture des réseaux mobiles dans les régions faiblement peuplées ou isolées, et ainsi contribuer à la réduction de la fracture numérique, en particulier dans les cas où ces technologies sont utilisées en association avec un accès au spectre partagé et non soumis à licence5.

« Ce vote suggère une prise de conscience croissante que la manière dont nous régulons l'accès aux ondes radios pour les communications sans fil est d'une importance primordiale pour la démocratie et l'innovation. En faisant en sorte qu'une partie des ondes radios redevienne une vraie ressource publique, nous pouvons diminuer le coût de déploiement du haut-débit, contribuer à la réduction de la fracture numérique et lancer une nouvelle vague d'innovation dans les communications mobiles. Le vote d'aujourd'hui est un premier pas dans cette direction. » explique Félix Tréguer, chargé des affaires juridiques et institutionnelles à La Quadrature du Net.

« Par ce vote, le Parlement européen a pris un engagement très encourageant en faveur de communications sans fil libres et ouvertes, et a résisté aux pressions des industries des télécoms et des diffuseurs audiovisuels qui souhaiteraient garder le contrôle exclusif des ondes radio. Nous devons maintenant nous assurer que les États Membres et la Commission européenne suivront rapidement et dans les faits la position du Parlement en faveur de l'ouverture du spectre. » conclut Jérémie Zimmerman, co-fondateur et fondateur du collectif citoyen La Quadrature du Net.

  1. 1. Voir « Le spectre de nos libertés ». Adresse : http://www.laquadrature.net/fr/le-spectre-de-nos-libertes
  2. 2. Voir en particulier cet amendement : Les États Membres favorisent, en coopération avec la Commission, l'utilisation collective du spectre ainsi que l'utilisation partagée et non soumise à licence du spectre, et favorisent les technologies actuelles et à venir telles les bases de géolocalisation et les radios intelligentes, qui seront par exemple utilisées dans les espaces blancs, après qu'une étude d'impact est réalisée. Une telle étude d'impact devra être publiée au plus tard douze mois après l'adoption de cette décision.
    Voir aussi les amendements 44 et 121 de la Commission ITRE :
    http://www.laquadrature.net/wiki/Spectrum_Policy_Programme_Amendments#Am...
    http://www.laquadrature.net/wiki/Spectrum_Policy_Programme_Amendments#Am...
  3. 3. Comme les picocells ou femtocells.
  4. 4. https://secure.wikimedia.org/wikipedia/fr/wiki/Réseau_maillé
  5. 5. Le Parlement a adopté le paragraphe suivant : Les États Membres, en coopération avec la Commission, examineront la possibilité de généraliser la mise sur le marché et l'utilisation des picocells et femtocells. Ils devront prendre pleinement en compte le potentiel de ces stations de base cellulaires et de l'utilisation partagée et non soumise à licence du spectre radio, qui sera la base des réseaux sans fil maillés, qui peuvent jouer un rôle clé dans la réduction de la fracture numérique.
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www.laquadrature.net | 5/11/11 4:34 PM
Le spectre de nos libertés

Et si les internautes devenaient un peu plus que de simples utilisateurs ? En se voyant offrir la possibilité d’investir les fréquences hertziennes, ils pourraient être des fournisseurs, non seulement de contenus, mais également d’accès. Nous serions alors bien plus que des consommateurs, et Internet verrait son caractère acentré et multipolaire préservé.

Libres de communiquer… sans fil

La liberté de communication, pilier de l’ordre démocratique, ne peut être conçue sans la liberté d’usage de ses supports. Qu’il s’agisse d’un article de presse, d’une conversation téléphonique, d’un programme audiovisuel ou d’un courrier électronique, la liberté d’exprimer une idée ou une opinion repose sur la possibilité de faire circuler un message sur une feuille de papier, le long d’un fil de cuivre, d’un câble coaxial ou d’une fibre optique. Les communications sans fil ne font pas exception, puisque dans ce domaine la liberté de communication repose sur le libre accès au spectre des fréquences radioélectriques pour recevoir ou émettre des ondes radio. À ce jour, cette liberté fait l’objet d’une administration étatique poussée. Il est désormais grand temps de passer à un autre âge de la gestion du spectre en garantissant un accès libre et partagé à cette ressource publique. Il y a là un vrai réservoir d’innovation et de démocratisation, malheureusement négligé par l’État.

Cette même volonté de dépasser l’emprise de l’État sur les ondes s’imposa il y a trente ans, lorsque les radios associatives locales furent reconnues par la nouvelle majorité comme une exception au monopole public sur l’accès au spectre radioélectrique. Ce qui était alors inconcevable pour nombre des dirigeants allait rapidement s’inscrire dans le quotidien des Français. Sortant de la clandestinité, les radios libres purent émettre sur des fréquences préalablement attribuées, et ainsi se défaire du statut de médias pirates pour devenir une source majeure d’informations et de débats. Quelques années plus tard, une autre libéralisation riche en leçons s’enclencha avec l’ouverture du secteur des télécommunications. En dépit de certains ratés, c’est ce second mouvement qui a permis le développement fulgurant d’Internet. Couplé à l’informatique ouverte, ce formidable réseau fondé sur une architecture décentralisée offre désormais à chacun la possibilité de communiquer à moindre coût et comme il l’entend. Internet renforce l’exercice de la liberté d’expression et de communication, un des fondements des démocraties modernes, comme le souligne le Conseil constitutionnel dans sa décision sur la première loi HADOPI lorsqu’il évoque l’importance d’Internet “pour la participation à la vie démocratique et l’expression des idées et des opinions.”

“Projeter Internet dans l’hertzien”

Internet a également apporté la preuve que l’innovation ne peut être laissée aux mains d’une autorité centrale ; la preuve que le potentiel créatif de chaque utilisateur du réseau est d’autant plus grand qu’il peut s’affranchir de l’autorisation préalable d’une administration obéissant à des logiques souvent dépassées. Forts de ces avancées historiques permises par ce réseau global de communication, il nous est désormais possible d’envisager un monde où l’égalité entre individus et la diversité deviennent consubstantielles à la technique qui porte nos messages et nos idées. L’État n’a plus à être le garant d’un pluralisme formel, organisé par des pouvoirs publics se faisant parfois censeurs. Il doit en revanche être le gardien de la nature égalitaire des moyens de communication existants et garantir ainsi l’expression d’un pluralisme réel, un pluralisme de fait.

Pourtant, à peine Internet découvert, celui-ci fait déjà l’objet de filtrages, blocages et autres restrictions arbitraires émanant aussi bien d’acteurs privés que publics. Alors que l’emprise des opérateurs et régulateurs sur nos moyens de communication est chaque jour plus prégnante, il semble aujourd’hui primordial d’explorer de nouveaux champs de libertés. À cette fin, Internet et l’architecture ouverte sur laquelle il repose doivent être projetés dans le spectre hertzien. Loin de la logique d’administration centralisée des fréquences que nous connaissons aujourd’hui, nous devons mettre en place un modèle ouvert et décentralisé, dans lequel chacun serait en mesure d’utiliser cette ressource publique, à toute fin qu’il juge utile et sans avoir à obtenir le consentement préalable d’une autorité publique. C’est pourquoi l’extension d’un accès partagé aux ondes, sur le modèle du Wi-Fi, doit constituer une priorité politique.

« Impossible ! », diront la plupart des acteurs et régulateurs existants : « Vous n’y pensez pas ! L’espace hertzien est un espace rare par nature, un espace qu’il nous faut administrer, au risque de créer des interférences ». Derrière cette défense du statu quo se cache une réalité qu’il nous faut dépasser : l’État demeure maître exclusif de l’utilisation du spectre. Car c’est bien l’État qui décide de l’attribution des fréquences et de l’évolution de leur usage. Ce sont les pouvoirs publics qui ont amené les opérateurs de télévision à se convertir au numérique. Et c’est encore l’État qui décide de l’attribution d’une partie des fréquences ainsi dégagées aux nouveaux usages de communications mobiles tels que le WiMax, la télévision mobile personnelle ou encore la radio numérique terrestre – autant de promesses qui tardent à se concrétiser.

Sortir le spectre du champ étatique

Face à ce mode inepte de communication entièrement administrée, il faut battre en brèche l’idée archaïque selon laquelle il s’agit d’une denrée en voie d’épuisement dont l’accès doit être exclusivement réservé à un nombre restreint d’opérateurs. En fait, la rareté du spectre est bien d’avantage le résultat de son cloisonnement et de l’attribution arbitraire des fréquences que de la croissance des usages1

S’il est nous est possible de penser l’exploitation du spectre de façon partagée et décentralisée, c’est avant tout parce que depuis la radio d’avant-guerre, les émetteurs et récepteurs sont devenus plus intelligents et peuvent désormais communiquer les uns avec les autres sans créer d’interférences nuisibles. Ainsi, quand les régulateurs ont décidé il y a quelques années d’attribuer au Wi-Fi certaines ondes anciennement qualifiées de “poubelles” car prétendument inexploitables, c’est un nouvel espace de communication partagé qui a émergé. Désormais, nous sommes des millions à utiliser librement ces fréquences, déployant des réseaux Internet sans fil là où l’on pensait qu’aucune communication ne pourrait passer.

Dès aujourd’hui, l’accès partagé au spectre peut et doit être poussé beaucoup plus loin, avec ce que d’aucuns appellent le “Super Wi-Fi”2. Pour ce faire, il faut autoriser l’accès partagé à de nouvelles bandes de fréquences, et en priorité celles se situant entre les bandes attribuées aux opérateurs de radiodiffusion. Ces espaces vierges, appelés espaces blancs ou fréquences interstitielles, peuvent en effet donner naissance à des réseaux sans fil de très haut débit et de longue portée. En les utilisant conjointement aux technologies radio permettant de faire de chaque utilisateur un relais au sein du réseau (réseaux dits “maillés”3 ) et en favorisant la complémentarité des réseaux fixes et sans fil, nous avons l’occasion de révolutionner l’Internet mobile et ainsi gagner une bataille décisive dans la lutte contre la fracture numérique, notamment en zones rurales.

Outre-Atlantique, la chose est déjà bien comprise, puisque le régulateur américain, la Federal Communication Commission, travaille depuis plusieurs années à la mise en place d’un accès partagé aux espaces blancs4 L’Europe doit vite suivre le pas si elle souhaite rester une référence en matière de communications mobiles5. Au-delà de simples enjeux de compétitivité, nos décideurs doivent comprendre qu’en favorisant une plus grande liberté de communication, l’ouverture du spectre sera porteuse d’une nouvelle vague d’innovations technologiques, sociales et démocratiques.

Quand bien même les bénéfices attendus d’un accès partagé aux ondes sont manifestes, les résistances au changement seront vives. L’accès partagé au spectre est en effet combattu par les puissantes industries qui se sont ancrées dans le paysage hertzien au cours des trente années qui nous séparent de l’éclatement du monopole d’État sur les ondes. Alors que ces industries s’arc-boutent sur les privilèges qui leur ont été accordés par la puissance publique, rappelons-leur que, comme à l’accoutumée, l’inéluctable démocratisation est d’autant plus douloureuse qu’on y résiste. Quant à ceux qui entendent défendre une gestion du spectre qui puisse renforcer les fondements démocratiques de notre société, il pourront suivre l’illustre exemple de ceux qui, en leur temps, se sont battus pour la liberté radiophonique.

 

Par Jean Cattan, allocataire de recherche en droit des communications électroniques, Faculté de droit d'Aix-en-Provence,
et Félix Tréguer, chargé des affaires institutionnelles et juridiques à La Quadrature du Net et doctorant à l'EHESS.

Article initialement publié sur Owni.

  1. Lire: Berresford (J. W.), The Scarcity Rationale For Regulating Traditional Broadcasting : An Idea Whose Time has passed, FCC, Media Bureau Staff Research Paper, 2005-2, mars 2005 [PDF] []
  2. Voir: Anderson (N.), “Extending WiFi to one mile, thanks to empty TV channels”, 26 avril 2011, sur Arstechnica []
  3. Voir: Lombard, Pierre, Mesh ou le réseau mobile pour tous, 17 février 2004, sur le Journal du Net []
  4. Voir: Anderson (N.), “WiFi on steroids” gets final rules, drops spectrum sensing, 23 septembre 2010, sur Arstechnica.com []
  5. Le Parlement européen adoptera le 9 mai prochain un projet de décision européenne relative a la gestion du spectre. Il semblerait que les députés européens soient enclins à promouvoir un accès libre et ouvert au spectre. En France, la transposition des directives européennes du Paquet Telecom pourrait également permettre a l’Arcep de se saisir de ces questions. []
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Débits mobiles : Orange loin devant ses concurrents
Selon les tests menés par DegroupTest, la vitesse moyenne d'accès de l'opérateur historique est 40% plus rapide que son concurrent direct. www.businessmobile.fr | 4/19/11 4:04 PM
Libération des ondes européennes ?

Le Parlement européen va adopter de nouveaux amendements à la European Union Spectrum Policy (ensemble de textes qui régissent l'utilisation des ondes radios en Europe). Ces ajouts pourraient permettre aux citoyens d'utiliser librement certaines fréquences radio, par exemple pour monter leur propres réseaux sans fil. Cette initiative est portée par le Comité européen pour l'Industrie, le Transport et la Recherche et a été applaudie par La Quadrature du Net, un groupe de défense de l'Internet libre. Ce dernier a toutefois prévenu d'embuches à venir "nous pouvons êtres certains que les industries des télécoms et de la diffusion vont faire du lobbyiing pour conserver le contrôle des ondes". Il faut dire que ces amendements pourraient représenter un importants manque à gagner pour ceux qui font actuellement payer les connections WiFi, car celles-ci seraient accessibles gratuitement et librement.

- Old fashion media www.electronlibre.info | 4/15/11 1:19 PM
Pour un Internet sans-fil libre et ouvert

Mardi 12 avril prochain, la Commission Industrie, Recherche et Énergie (ITRE) du Parlement Européen prendra part à un vote déterminant pour l'avenir des communications sans-fil dans l'Union Européenne. En amendant le programme en matière de politique du spectre radioélectrique, les membres du Parlement ont une occasion historique d'encourager l'accès Internet sans-fil. En promouvant les utilisations partagées et sans licence du spectre, ils peuvent permettre de créer la prochaine génération de réseaux WiFi qui amélioreront l'accès à Internet dans les communautés tant urbaines que rurales, et initier la prochaine vague d'innovation en matière de communications mobiles. Cependant, l'Europe risque de faire le jeu des groupes médias ou télécom qui veulent garder la main sur les ondes radio – un bien public. La Quadrature appelle les citoyens européens et les ONG à prendre part à cet important débat sur l'avenir de nos systèmes de communications, qui forment la structure de nos sociétés démocratiques.

En Europe, le débat sur la neutralité du net n'est pas encore clos que les décideurs politiques se penchent déjà sur une proposition législative qui pourrait avoir des conséquences déterminantes. Il y a quelques mois, la Commission Européenne proposait le premier projet d'accord européen sur les fréquences radio. L'objectif de ce programme est de fixer un cadre trans-européen pour l'utilisation des ondes radio à l'ère numérique.

Le spectre (la gamme de fréquences radio-électriques disponibles pour les communications sans-fil) est une ressource que la technologie numérique a rendu relativement abondante. Pourtant, des groupes d'intérêt souhaitent en maintenir artificiellement la rareté, en la réservant aux diffuseurs audiovisuels de type « one-to-many »1 ou aux réseaux de télécommunications mobiles, inefficaces et contrôlés2. À ce stade, l'approche des législateurs européens consiste à étendre l'usage du spectre aux communications électroniques opérées par les opérateurs de télécommunications (réseaux mobiles 3G et 4G), tout en autorisant les diffuseurs (chaînes de télévision et de radio) à vendre leurs licences d'utilisation des ondes radio. Pour l'instant le débat public a été modelé par les positions des opérateurs de télécommunications et par les diffuseurs audiovisuels. La voix de l'intérêt général doit être entendue.

Une troisième voie doit être encouragée. Afin de pousser au développement de réseaux sans-fil haut-débit et décentralisés, une part plus importante du spectre doit être partagée entre tous ses utilisateurs, plutôt que de faire l'objet d'une gestion centralisée des ondes par un seul acteur, qu'il s'agisse d'un diffuseur audiovisuel ou d'un opérateur télécom. Ces utilisations du spectre non soumises à licence permettraient la création de réseaux couvrant des villes ou des villages, permettant à chaque citoyen ou entreprise de communiquer par Internet pour envoyer et recevoir le contenu, les applications et les services de leur choix, sans risquer d'être ralentis ou bloqués par un quelconque opérateur. Ces réseaux partagés seraient particulièrement cruciaux dans des zones éloignées, notamment rurales (zones blanches), où il contribueraient à réduire la fracture numérique.

Pour améliorer l'accès aux réseaux de communication et favoriser l'innovation, l'Union Européenne doit faciliter une utilisation collective et non soumise à licence des fréquences disponibles. La Quadrature du Net a commencé à analyser les amendements déposés par les membres du comité ITRE. Certains sont très bons3, et encouragent l'utilisation des « espaces blancs », c'est à dire des fréquences attribuées à des fournisseurs mais laissées inutilisées, et qui peuvent être utilisées pour construire de « super réseaux WiFi »4 (amendements 233, 251). Ceci est particulièrement important pour la compétitivité de l'Union Européenne : pendant que les États-Unis avancent en ouvrant ces « espaces blancs » à des usages libres pour créer une nouvelle génération de reseaux sans-fils5, l'Europe risque de prendre un retard important si elle ne suit pas la même voie. D'autres amendements appellent à étudier des technologies sans-fils intelligentes, qui permettant la mise en place de réseaux maillés (“mesh”) hautement décentralisés, facilitent l'accès à Internet aux citoyens et sociétés dans les zones rurales ou moins denses qui sont souvent négligées – voire abandonnées – par les opérateurs télécoms. (amendements 33, 271, 395).

Aidez-nous à analyser les amendements et participer à ce débat en contactant les représentants du comité ITRE ! Aidez-les à comprendre les bénéfices pour la démocratie et pour l'innovation de fréquences radio libres.

Pour plus d'information sur cette nouvelle méthode de gestion de l'intervalle des fréquences, voir : Yochai Benkler, 2002, “Some Economics of Wireless Communications”, Harvard Journal of Law & Technology, vol. 16. Site : http://www.benkler.org/Pub.html#Spectrum.

  1. 1. en opposition à un système de communication « many-to-many » tel qu'Internet.
  2. 2. En effet, la plupart des offres d'« Accès à Internet sans-fil » des opérateurs violent sciemment les principes de la neutralité du Net.
  3. 3. Les meilleurs amendements sont les suivants :
  4. 4. Avec des débits allant jusqu'à 80 méga-bits par seconde et une zone de couverture bien plus étendue.
  5. 5. Ryan Kim, “Get Ready to Innovate! FCC Approves White Spaces Rules.” The New York Times, 23 septembre 2010, rub. Technologie. Adresse : http://www.nytimes.com/external/gigaom/2010/09/23/23gigaom-get-ready-to-...
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www.laquadrature.net | 4/10/11 11:53 PM
Bouygues Telecom ouvre son réseau Wi-Fi communautaire
Après Free et SFR, l'opérateur transforme les 700 000 box de ses abonnés en hotspots gratuits permettant à ses abonnés mobiles de s'y connecter lors de leurs déplacements. www.businessmobile.fr | 4/5/11 5:04 PM
Infidélité, homosexualité, maladie... les données collectées par Google

Dans sa délibération condamnant Google à verser 100 000 euros d'amende, la CNIL détaille certains recoupements d'informations qu'elle a pu opérer grâce aux données personnelles que Google avait collecté sur les réseaux WiFi en France. Une démonstration redoutablement efficace de ce qu'il est possible de savoir en écoutant les réseaux sans-fil des internautes.

[Lire la suite] www.numerama.com | 3/21/11 11:14 AM
BlackBerry OS 6.1 : des détails sur la fonction hotspot WiFi
Elle permettra de connecter jusqu'à 5 appareils en WiFi pour partager une connexion 3G. www.businessmobile.fr | 3/16/11 3:03 PM
De l’internet des objets au web des objets
“La promesse de l’internet des objets est de construire un réseau fluide d’appareils hétérogènes connectés ensemble pour former un dispositif unique et cohérent. Mais en fait, cette promesse est une escroquerie”, attaque, bille en tête, Vlad Trifa, ingénieur à l’Institut d’informatique pervasive de l’Institut de technologie de Zurich sur la scène de Lift à Genève. Il existe déjà plus d’une… www.internetactu.net | 2/22/11 7:00 AM